Vendée Globe, dépression et Espérance

Photo sent from the boat Banque Populaire VIII, on November 29th, 2016 – Photo Armel Le Cleac’h

Photo envoyée depuis le bateau Banque Populaire VIII le 29 Novembre 2016 – Photo Armel Le Cleac’h

La première grosse dépression a touché l’arrière garde : le peloton bénéficie désormais d’un flux puissant de Nord-Ouest qui va propulser les solitaires très rapidement vers le cap de Bonne-Espérance.

Alors qu’en tête de course, le vent a sensiblement molli après le passage des Kerguelen. L’occasion de compresser la flotte avant le grand chambardement attendu ce week-end…

Ils l’attendaient, elle est au rendez-vous : après des jours d’errance dans les méandres d’un anticyclone gluant, le peloton, qui a atteint les Trentièmes hier, est enfin propulsé à grande vitesse par une grosse dépression venue d’Amérique du Sud et qui se déplace très rapidement vers le cap de Bonne-Espérance. Le grand souffle des mers du Sud devrait dorénavant s’installer sur toute la flotte dans les Quarantièmes et ce jusqu’au cap Horn !

A lire également :
Rever large

Bonne accélération

De fait, à l’exception des deux derniers qui vont encore peiner quelques heures juste sous le tropique du Capricorne, le peloton est bel et bien en avant d’une grosse dépression qui génère un flux puissant de Nord-Ouest : elle devrait les porter jusqu’aux abords de Tristan da Cunha avant d’être relayée par une autre perturbation samedi pour passer le cap de Bonne-Espérance. Changement radical donc pour ces solitaires qui ont connu les affres du petit temps pendant près d’une semaine !

Plus en avant, Kito de Pavant (Bastide Otio) se prépare à déborder largement la pointe de l’Afrique programmée pour la nuit prochaine alors que la troïka Dick-Le Cam-Ruyant file bon train vers les premières îles australes quand Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) doit encore enchaîner les empannages dans une brise d’Ouest modérée. Et pour le tandem Meilhat-Beyou, les conditions à venir incitent les skippers à conserver une route assez Nord pour ne pas se faire surprendre sur le plateau continental de l’archipel des Kerguelen. D’ailleurs Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) a aussi choisi de laisser les îles sur son tribord dans l’attente d’un front qui arrive par derrière et le duo de tête a sérieusement été ralenti cette nuit dans un flux de Sud-Ouest d’une douzaine de nœuds…

A voir aussi :
Vendée Globe. Dernière ligne droite

Enfin, à Cape Town, Safran a repris la mer pour l’Europe mercredi soir avec un nouveau safran apporté par l’équipe technique tandis que Vincent Riou a pu faire usiner une pièce pour réparer le palier de quille : PRB pourrait aussi repartir d’Afrique du Sud dès la fin de la semaine.