Xavier Macaire : « En ressortir plus fort »

figaro snef
© BErnard Gergaud

Si on s’attendait à quelques surprises sur cette 41e édition de la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten, en particulier dans la zone de transition annoncée entre les Glénan et les Birvideaux, on ne se préparait peut-être pas à autant de chamboulements au sein de la flotte sur cette section du parcours.

De fait, si certains ont gagné gros, d’autres ont beaucoup perdu. C’est notamment le cas de Xavier Macaire qui a largement manqué de réussite sur ce coup. Bilan des courses, le skipper de Groupe SNEF, qui est pourtant parvenu à remonter quelques places sur les derniers milles, n’a pas pu faire mieux que 25e, 59 minutes derrière le premier, Charlie Dalin. La performance est évidemment largement au deçà de ses espérances… et de ses compétences. Mais comme le dit l’adage, ce qui ne tue pas rend plus fort et c’est ce que compte bien confirmer le navigateur au plus vite.

Vingt-cinquième. Voilà une place auquel Xavier Macaire ne nous a plus habitués depuis bien longtemps. Reste que le skipper, qui compte sans conteste parmi les gros bras de la classe Figaro Bénéteau, relative et compte sur cette expérience pour rebondir plus haut et plus fort encore. « J’ai fait les mauvais choix et choisi les mauvaises options. Je n’ai pas été très inspiré sur le plan météo car si j’ai eu des bonnes phases, j’ai aussi commis trois erreurs qui se sont cumulées les unes aux autres. La dernière, la plus grosse, je l’ai payée très cher », a expliqué le skipper de Groupe SNEF qui s’est fait piéger entre Groix et les Birvideaux, dans une grosse zone de molle.

Satanée zone de molle

« Sur cette section, il y a eu une phase de transition entre le vent thermique et le vent synoptique. Proche de la terre, le plan d’eau était logiquement perturbé. Nous avions donc le choix d’aller au large ou de rester sur une trajectoire plus intermédiaire. C’est cette dernière option que j’ai choisi afin de bénéficier d’un angle plus favorable à l’approche des Birvideaux or il se trouve qu’il n’y a pas eu le vent que j’espérais. Je suis ainsi resté planté dans la pétole et j’ai vu mes camarades un peu plus au large redécoller progressivement pendant que moi je restais dans la pétole », a détaillé Xavier qui s’est trouvé, à ce moment, littéralement impuissant pendant de longues minutes.

Rebondir vite et bien

« Ça a été difficile à vivre, forcément surtout qu’après, il n’y a eu aucune occasion de se refaire puisque les derniers milles se sont essentiellement joués en vitesse pure, avec très peu de coups à jouer », a commenté le marin évidemment déçu d’échouer à la 25e place du classement, mais pas du genre à se laisser abattre. « C’est dommage, c’est sûr. Je ne finis pas du tout dans la partie du tableau que j’espérais. Cela rappelle que même si on fait régulièrement de bons résultats, il faut rester humble et concentré. Les belles places, ça se travaille et ça se mérite. Cette expérience doit me servir de leçon. Je dois parvenir à en ressortir plus fort », a conclu Xavier Macaire que l’on retrouvera prochainement au Spi Ouest-France en IRC Double au côté de Yann Dubé sur Of7, puis dans les rangs de la Solo Maître Coq, la troisième étape du Championnat de France Elite de Course au Large 2017, aux Sables d’Olonne, à partir du 21 avril.

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